À Lomé, OADEL trace la voie vers la souveraineté alimentaire

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À Lomé, la première édition du Forum international des jeunes sur la souveraineté alimentaire (FIJ-SA) s’est achevée, le dimanche 10 août, après quatre jours d’échanges intenses. Organisée par l’Organisation pour l’alimentation et le développement local (OADEL) dans le cadre de la quatrième édition du Festival la Marmite (FESMA), la rencontre a rassemblé de jeunes participants venus de divers horizons autour d’un objectif commun : penser et bâtir des systèmes alimentaires plus autonomes et durables.

Au programme figuraient des discussions sur la définition et l’appropriation du concept de souveraineté alimentaire, le financement agricole et entrepreneurial, la valorisation et la protection des semences locales, ainsi que la nécessité d’une décolonisation des habitudes alimentaires. Des débats qualifiés de « riches » par les organisateurs, qui ont mis en lumière des enjeux considérés comme fondamentaux pour l’avenir.

« Les questions de semences et d’adaptation des systèmes de financement sont cruciales pour garantir un futur meilleur », souligne Benjamin Miahe, coordinateur des programmes de l’OADEL.

À l’issue des travaux, plusieurs orientations ont été arrêtées. Les jeunes participants souhaitent notamment l’élaboration d’une charte nationale sur la souveraineté alimentaire, un plaidoyer auprès des décideurs pour intégrer cette notion dans les programmes éducatifs, la promotion intensifiée de la consommation locale et la mise en place de relais régionaux afin d’élargir l’impact jusque dans les communautés rurales. Un accent particulier est mis sur la complémentarité entre production végétale et animale, perçue comme un levier stratégique pour atteindre l’autonomie.

L’OADEL entend poursuivre sur cette lancée. Dès le mois prochain, elle prévoit de réunir de nouveau les acteurs impliqués pour approfondir les réflexions et structurer le plaidoyer. Des réseaux de jeunes engagés seront consolidés afin de maintenir le lien et de garantir la continuité des actions. L’ambition affichée est de faire de ce forum un rendez-vous annuel. « Si cette première édition a été de haut niveau, c’est grâce à la qualité des participants. Nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont contribué à sa réussite », affirme Tata Yawo Ametoenyenu, directeur exécutif de l’ONG.

Au-delà des résolutions adoptées, cette rencontre a posé les bases d’un mouvement jeune, conscient des enjeux et déterminé à faire de l’alimentation une question de souveraineté et de dignité. Une dynamique que ses initiateurs espèrent voir se prolonger bien au-delà des frontières togolaises.