mardi, octobre 20, 2026
Accueil A la une Sécurité nucléaire : le Togo accueille cinq pays africains pour renforcer la...

Sécurité nucléaire : le Togo accueille cinq pays africains pour renforcer la détection des matières radioactives

0
16

Face aux risques liés à la perte de contrôle des matières nucléaires et autres matières radioactives, des acteurs venus de cinq pays d’Afrique francophone sont réunis depuis le 19 octobre 2026 à Lomé pour un atelier régional consacré à la détection des matières radioactives et nucléaires hors de contrôle réglementaire. Prévue pour cinq jours, cette rencontre est une initiative de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en collaboration avec l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaire (ANSSN).

Intitulé « Atelier régional sur l’élaboration d’une feuille de route pour la mise en place d’une architecture de détection en matière de sécurité nucléaire concernant les matières nucléaires et autres matières radioactives non soumises à un contrôle réglementaire », cette rencontre réunit une trentaine de participants venus de cinq pays d’Afrique francophone, à savoir le Bénin, le Burundi, le Congo, les îles Comores et le Togo.

L’objectif de cet atelier est d’évaluer les dispositifs existants et d’élaborer des stratégies nationales conformes aux normes internationales afin de prévenir les actes malveillants et de renforcer les capacités de réponse des pays participants.

Pour les autorités nationales, l’enjeu consiste d’abord à dresser un état des lieux des dispositifs existants, avant de les confronter aux normes et aux recommandations de l’AIEA. Cette démarche doit permettre d’identifier les insuffisances et de définir des mesures correctives assorties d’un calendrier de mise en œuvre. « Il faut que nous préparions notre architecture, l’ensemble des mesures, les tests ainsi que les infrastructures opérationnelles et les structures engagées dans la réponse à ces événements », explique le Commissaire Segnanou Kokou Yetor, chargé de la sécurité à l’Agence nationale pour la sûreté et la sécurité nucléaires (ANSSN).

Selon lui, les cinq jours de travaux doivent permettre de passer en revue les acquis, de les comparer aux standards internationaux et de déterminer les améliorations nécessaires. L’objectif est de renforcer la capacité des pays à empêcher les actes malveillants impliquant des matières nucléaires ou radioactives, à détecter précocement les menaces et à réagir efficacement lorsqu’un événement survient.

Cette approche suppose une coordination entre les différentes structures nationales concernées, ainsi qu’une clarification des responsabilités et des procédures d’intervention.

La coopération régionale en ligne de mire

Au-delà des dispositifs nationaux, la rencontre de Lomé met en avant l’importance de la coopération entre les États. La circulation des personnes et des marchandises, ainsi que la diversité des usages des matières radioactives, rendent nécessaire une vigilance accrue et une collaboration entre les autorités compétentes.

Le ministère togolais chargé de l’Énergie et des Ressources minières a appelé au renforcement de cette coopération régionale au bénéfice des populations et des pays participants.

Pour le Togo, le Bénin, le Burundi, les Comores et le Congo, l’enjeu est de consolider leurs capacités institutionnelles et de s’appuyer sur les recommandations internationales pour mieux prévenir les risques. L’accompagnement de l’AIEA doit contribuer à la mise en place de stratégies adaptées aux réalités de chaque pays, tout en favorisant une approche cohérente de la sécurité nucléaire.

Les matières nucléaires et autres matières radioactives sont utilisées dans différents domaines, notamment la médecine, l’industrie et la recherche. Leur utilisation exige toutefois des mécanismes de contrôle rigoureux. Lorsqu’elles échappent au contrôle réglementaire, elles peuvent présenter des risques pour les populations et l’environnement, ou être détournées à des fins malveillantes.

Ainsi, au terme des cinq jours de travaux, les participants devraient disposer de recommandations destinées à orienter les actions futures de chaque pays. Ces orientations devront notamment contribuer à identifier les priorités, à combler les insuffisances relevées et à définir les mesures nécessaires au renforcement des dispositifs nationaux de détection et de prévention.

Ensuite l’objectif sera de traduire ces recommandations en actions concrètes afin de renforcer durablement la sécurité des matières nucléaires et radioactives dans les pays participants.

 

Quitter la version mobile