Le Togo et la Russie renforcent leur coopération dans le secteur maritime. Les deux pays ont conclu un accord de reconnaissance mutuelle des brevets et certificats d’aptitude des membres d’équipage des navires de mer. Le texte a été signé entre le ministère délégué chargé de l’Économie maritime du Togo et le ministère russe des Transports.
L’accord vise à faciliter la reconnaissance des qualifications professionnelles des marins formés et certifiés dans l’un des deux pays. Il s’inscrit dans le cadre de la Convention internationale de 1978 sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille (STCW), qui définit les exigences applicables à la formation et aux compétences des équipages.

Un dispositif pour simplifier les vérifications
Concrètement, l’accord prévoit la délivrance de visas attestant la reconnaissance des brevets concernés par l’autre partie. Cette procédure reste soumise au respect des exigences de l’Organisation maritime internationale (OMI), notamment à la confirmation que les deux États appliquent pleinement les dispositions pertinentes de la Convention STCW.
Le texte prévoit également un mécanisme de vérification de l’authenticité et de la validité des documents professionnels. Les autorités togolaises et russes s’engagent à répondre aux demandes de vérification dans un délai de sept jours ouvrables, par courrier électronique. Elles doivent aussi tenir des registres électroniques permettant de consulter les informations relatives aux brevets et aux visas délivrés.
Des enjeux pour les qualifications maritimes
Pour les professionnels du secteur, ce cadre peut faciliter les démarches administratives liées à la reconnaissance des qualifications et contribuer à fluidifier les procédures nécessaires à l’embarquement des marins concernés.
La portée économique de cet accord dépendra toutefois de sa mise en œuvre effective et des besoins des armateurs en personnel qualifié. La reconnaissance d’un brevet ne constitue pas, à elle seule, une garantie d’embauche ou d’accès à un emploi à bord d’un navire.
Pour le Togo, dont le port de Lomé occupe une place importante dans les échanges maritimes régionaux, cet accord ouvre un nouveau cadre de coopération avec la Russie dans un domaine où la qualification des équipages et le respect des normes internationales restent essentiels.