Le Togo et la Russie renforcent leur coopération bilatérale. En marge du 3e Sommet Russie-Afrique, organisé à Moscou, les deux pays ont signé deux accords de coopération et un mémorandum d’entente, avec pour objectifs de développer les échanges dans les secteurs éducatif, scientifique, culturel et humanitaire, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans l’agriculture et la formation.
Les signatures ont eu lieu en présence du président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé. Si les textes portent principalement sur des domaines sociaux et institutionnels, leur mise en œuvre pourrait également contribuer au développement des compétences, au renforcement des capacités locales et à la réalisation de projets structurants.
Eurasia, un partenariat orienté vers les projets et les infrastructures
Le premier accord a été conclu avec Eurasia. Il établit un cadre de coopération destiné à favoriser des partenariats dans l’action humanitaire, l’éducation, la recherche scientifique, la culture et le développement social.
L’organisation pourrait accompagner le Togo dans le financement de projets et la réalisation d’infrastructures dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture et de l’action humanitaire. Le partenariat prévoit également des initiatives en faveur de la jeunesse, de la valorisation de la mémoire historique et de l’éducation patriotique.
L’agriculture figure aussi parmi les axes envisagés. Le projet prévoit la création de centres agricoles et de structures de formation pratique. Au-delà de la dimension sociale, cette orientation présente un intérêt économique pour le Togo, où le renforcement des compétences agricoles et de la sécurité alimentaire constitue un enjeu de développement.
Toutefois, les montants des financements envisagés, le calendrier d’exécution des projets et les modalités de leur mise en œuvre n’ont pas été précisés dans les informations disponibles.
Des bourses d’études pour renforcer les compétences
Le deuxième accord concerne Rossotroudnitchestvo, l’agence fédérale russe chargée de la coopération humanitaire internationale et des relations avec les États indépendants. Il vise à intensifier les échanges dans les domaines culturel, éducatif, scientifique et humanitaire.
Parmi les mesures annoncées figure l’octroi de bourses à des étudiants togolais pour poursuivre leurs études dans des universités russes. Ce dispositif pourrait contribuer au développement du capital humain, en facilitant l’accès à des formations susceptibles de répondre aux besoins de compétences du pays.
L’impact de cette coopération dépendra toutefois des filières concernées, du nombre de bénéficiaires et des conditions d’attribution des bourses, qui n’ont pas été détaillés.
Les droits de l’homme au cœur du troisième engagement
Le troisième instrument est un mémorandum d’entente entre le Médiateur des droits de l’homme de la Fédération de Russie et la Commission nationale des droits de l’homme du Togo (CNDH). Il prévoit un renforcement des échanges entre les deux institutions pour promouvoir et protéger les droits et libertés fondamentaux.
Ces nouveaux engagements s’inscrivent dans une dynamique de rapprochement entre Lomé et Moscou, déjà marquée par la création d’une Maison russe à Lomé, des programmes de bourses et le développement de la coopération universitaire.
Fin septembre 2026, les deux pays ont tenu la première réunion de leur Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, à l’issue de laquelle plusieurs accords ont également été signés.
Pour le Togo, l’enjeu sera désormais de traduire ces engagements en projets financés, en formations accessibles et en retombées concrètes pour les entreprises et les populations.






































