Le gouvernement togolais poursuit le processus de ratification de l’accord de Samoa, qui définit le cadre de partenariat entre l’Union européenne (UE), ses États membres et les pays de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP). Réuni en Conseil des ministres le 22 octobre 2026, l’exécutif a adopté un projet de loi autorisant la ratification de cet accord signé le 15 novembre 2023 à Apia, aux Samoa.
Ce texte succède à l’accord de Cotonou, conclu en 2000, et établit un cadre général de coopération pour les vingt prochaines années. Il couvre plusieurs domaines stratégiques, notamment les droits de l’homme, la démocratie, la gouvernance, la paix et la sécurité, le développement économique et social, la protection de l’environnement, le changement climatique ainsi que les migrations et la mobilité.
L’accord repose sur un socle commun applicable à l’ensemble des parties, complété par trois protocoles régionaux consacrés à l’Afrique, aux Caraïbes et au Pacifique. Le protocole africain prend en compte les priorités propres au continent, avec un accent particulier sur la croissance inclusive et durable, le développement humain, la bonne gouvernance et la stabilité régionale.
Pour le Togo, la ratification de cet accord représente un enjeu de coopération économique et diplomatique. Elle devrait contribuer à consolider les relations avec l’Union européenne et les autres États membres de l’OEACP, notamment en favorisant la mobilisation de financements, la promotion des investissements et la mise en œuvre d’initiatives en faveur du développement.
L’adoption du projet de loi constitue toutefois une étape du processus national. La ratification devra suivre les procédures institutionnelles requises avant que le Togo puisse achever son engagement formel dans ce nouveau cadre de partenariat.






































