Le Togo a présenté, le 18 avril 2026 à Lomé, sa nouvelle stratégie Togo–Sahel pour la période 2026-2028, à l’occasion d’une réunion de haut niveau réunissant des partenaires régionaux et internationaux ainsi que des acteurs de la société civile. Cette initiative marque une étape importante dans l’ambition du pays de s’imposer comme un acteur de stabilité, de dialogue et d’intégration entre le Sahel et les États du Golfe de Guinée.
La nouvelle stratégie s’articule autour de cinq piliers principaux. Le premier concerne l’instauration d’un dialogue politique régulier et structuré entre le Togo et les États de l’AES, afin de renforcer la confiance et la coordination stratégique. Le deuxième pilier met l’accent sur le bon voisinage et la coexistence pacifique à travers la diplomatie de proximité et la coopération transfrontalière. Le troisième vise à promouvoir l’intégration économique sous-régionale, notamment par le désenclavement, la facilitation des échanges et le développement de corridors logistiques. Le quatrième pilier est consacré à la lutte contre le terrorisme et au renforcement des capacités de défense et de sécurité, avec un accent particulier sur le partage de renseignements et la sécurisation des frontières. Enfin, le cinquième pilier porte sur la diplomatie et la coopération internationale, en vue de promouvoir le multilatéralisme et des partenariats inclusifs.
Cette stratégie, en effet, s’inscrit dans une logique d’autonomie stratégique multidimensionnelle, permettant au Togo de définir souverainement ses priorités, de prendre des décisions indépendantes et d’agir de manière libre sur la scène régionale et internationale.
La rencontre de Lomé a permis aux différents acteurs présents à donner leur appréciation par rapport à la nouvelle stratégie du Togo pour le Sahel et faire des recommandations.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a salué une approche fondée sur une connaissance fine des réalités sahéliennes. Il a insisté sur la pertinence et la flexibilité de la stratégie, qui place le Sahel et ses populations au cœur de la réflexion. « L’approche du Togo se démarque par cette vision qui veut que l’efficacité de la stratégie soit bâtie sur une connaissance réelle du terrain, du contexte, des nuances culturelles et les sensibilités. Le succès de toute stratégie est fondamentalement basé sur ces éléments. Pour le cas du Togo, cela se confirme également par la flexibilité de l’adaptabilité qui sont à la fois démontrée par la révision de la stratégie 2021 qui était élaborée avant la naissance de la Confédération des Etats du Sahel. Aujourd’hui cette donnée est non seulement pris en compte mais elle est respectée en tant que donnée nouvelle », a-t-il indique.
L’envoyé spécial de la France pour le Sahel, Christophe Guilhou, pour sa part, a réaffirmé le soutien de son pays aux initiatives favorisant le dialogue, tout en mettant en garde contre l’ampleur de la menace terroriste dans la région et la nécessité d’une réponse globale.
De son côté, Tatiana Dovgalenko, Directrice du département du partenariat avec l’Afrique du ministère des affaires étrangères de la Russie, coordinateur du mécanisme de dialogue Russie-AES, a salué une initiative inclusive et a insisté sur l’importance de partenariats fondés sur le respect de la souveraineté et le dialogue équitable face aux défis sécuritaires.
À l’issue des travaux, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a salué la qualité des échanges et la mobilisation des participants. Il a souligné que cette stratégie traduit « une volonté d’opposer à l’instabilité une réponse coordonnée, solidaire et résolument tournée vers le progrès », tout en appelant à poursuivre le dialogue et à concrétiser les engagements.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a pour sa part salué une approche fondée sur une connaissance fine des réalités sahéliennes. Il a insisté sur la pertinence et la flexibilité de la stratégie, qui place le Sahel et ses populations au cœur de la réflexion.
L’envoyé spécial de la France pour le Sahel, Christophe Guilhou, a réaffirmé le soutien de son pays aux initiatives favorisant le dialogue, tout en mettant en garde contre l’ampleur de la menace terroriste dans la région et la nécessité d’une réponse globale.
De son côté, Tatiana Dovgalenko a salué une initiative inclusive et a insisté sur l’importance de partenariats fondés sur le respect de la souveraineté et le dialogue équitable face aux défis sécuritaires.





































