Au Togo, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) poursuit son exercice de redevabilité institutionnelle. Le lundi 20 avril dernier, son président, Kwao Ohini Sanvee, a remis au président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, le rapport d’activités 2025 de l’institution. Un geste présenté comme une exigence légale, mais aussi comme un moment clé du dialogue entre organes de contrôle et pouvoir législatif dans un contexte où la question des droits humains reste scrutée de près au Togo.
« Nous avons posé ce matin un acte qui relève de notre devoir légal », a souligné Kwao Ohini Sanvee à l’issue de l’audience, insistant sur la portée institutionnelle de cette transmission. Au-delà du formalisme, le document dresse un état des lieux nuancé de la situation des droits humains dans le pays. Il met en avant certaines avancées, notamment en matière de sensibilisation et de traitement des plaintes, tout en pointant des défis persistants liés à la protection effective des libertés fondamentales.
Le rapport formule, en filigrane, une série de recommandations destinées à renforcer l’arsenal national de promotion et de protection des droits humains. Ces propositions devraient nourrir les débats à venir au Parlement. Car la prochaine étape consistera précisément en une présentation détaillée du document devant la commission parlementaire compétente, ouvrant la voie à des échanges plus approfondis entre élus et responsables de la CNDH.





































