jeudi, octobre 22, 2026
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Consommation locale : les chefs togolais demandent un quota de 80 % dans l’hôtellerie et la restauration

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Porter à 80 % la part des produits locaux dans les menus des hôtels et restaurants au Togo. C’est l’ambition affichée par l’Union des chefs cuisiniers du Togo (UCCT). À l’occasion de la quatrième édition de la Journée internationale des chefs cuisiniers, célébrée le 20 octobre à Lomé, son président, Kpessou Amah, a appelé les professionnels de la restauration à faire du terroir une priorité, au service de la gastronomie et de l’économie nationale.

« Consommer local, ce n’est pas un acte de pitié. C’est un acte de puissance. » Pour Kpessou Amah, le choix des produits togolais est un engagement économique. Il permet de soutenir les agriculteurs et les pêcheurs, de maintenir les revenus dans le pays et de favoriser le développement des activités de transformation.

Le riz, le manioc, l’igname, les légumes, le poisson et l’ananas figurent parmi les produits que les chefs sont invités à valoriser davantage. Leur défi : proposer des plats attractifs, créatifs et savoureux, capables de séduire les consommateurs tout en mettant en lumière les richesses culinaires du Togo.

Placée sous le thème international « Explorateurs culinaires », cette édition est célébrée au Togo autour de « Terre, passion, assiette ». Une thématique qui rappelle le lien entre les producteurs, le savoir-faire des cuisiniers et le consommateur. Pour l’UCCT, la promotion de la gastronomie togolaise passe notamment par un rapprochement entre les professionnels de la restauration et les acteurs des filières agricoles et alimentaires.

L’Union se dit disposée à accompagner les établissements dans cette démarche. Elle mise également sur la transmission des savoir-faire aux jeunes, appelés à découvrir les produits du terroir et à renouveler les pratiques culinaires.

« Mangeons togolais, buvons togolais et le Togo grandira », conclut Kpessou Amah. Derrière ce slogan, l’UCCT défend une ambition : faire de la cuisine un débouché pour les productions nationales et un levier de développement économique.