La ville chinoise Xiamen se positionne pour accueillir le secrétariat de l’accord sur la biodiversité en haute mer, BBNJ. La ville entend faire valoir ses infrastructures de recherche, ses compétences marines et les moyens proposés pour accueillir la future institution.
La gouvernance des océans s’ajoute aux dossiers de coopération entre Lomé et Pékin. En déplacement en Chine, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a exprimé, le dimanche 11 octobre 2026 à Xiamen, le soutien du Togo à cette ville pour accueillir le secrétariat de l’accord BBNJ, consacré à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales.
Cette candidature s’appuie sur plusieurs arguments. Xiamen dispose d’un environnement universitaire et scientifique tourné vers les sciences marines, ainsi que d’infrastructures de recherche susceptibles de faciliter les travaux d’une institution chargée de coordonner la mise en œuvre de cet accord international. La ville entend également valoriser son expérience dans les domaines de la recherche océanographique, de la coopération scientifique et de la protection des écosystèmes côtiers.
La Chine met par ailleurs en avant les moyens financiers qu’elle propose de mobiliser pour faciliter l’installation du secrétariat et soutenir la participation des pays en développement. Si ces engagements sont confirmés et effectivement mis en œuvre, ils pourraient contribuer à limiter les obstacles financiers et techniques auxquels se heurtent certaines délégations dans les négociations internationales.
Entré en vigueur le 17 janvier 2026, l’accord BBNJ établit un cadre international pour protéger la biodiversité marine en haute mer. Il prévoit notamment la création d’aires marines protégées, des évaluations d’impact environnemental, le partage des avantages tirés des ressources génétiques marines et des mécanismes de renforcement des capacités et de transfert de technologies.
Pour le Togo, le choix du siège ne relève donc pas uniquement d’une question administrative. Il touche aussi à l’accès aux connaissances scientifiques, à la formation des spécialistes et à la capacité des pays disposant de moyens limités à participer aux décisions relatives aux océans.








































