Faux, ce document de roulement de groupes n’indique pas le calendrier de coupures d’électricité au Togo

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Il y a huit jours de cela, un document titré « Roulement des groupes- mars 2022 (applicable à compter du 14/05/2024) », a circulé sur les réseaux sociaux notamment Whatsapp. Cette publication de document prétendant indiquer le plan de rationnement en électricité au Togo durant la période du 14 au 25 mai, est fausse. 

En effet, après examen du document, il est constaté qu’il n’est pas daté et ne porte pas le logo de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET). De plus, elle ne porte ni le sceau, ni la signature de la Direction générale de la compagnie. Tous ces éléments montrent que le document est un faux.

Une recherche sur Google Lens avec la capture du document a permis de détecter la provenance du poste qui a été publié le 16 mai 2024 sur le compte X appartenant à « Veille citoyenne Togo »avec comme commentaire « Calendrier des coupures d’électricité au Togo. Le bilan de 19 ans de gouvernance chaotique. »

D’autres recherches sur le site officiel de la CEET et ses comptes de réseaux sociaux ont révélé qu’aucune publication n’a été faite ce 16 mai 2024. Plutôt, c’est le lendemain, le 17 que la compagnie a publié un communiqué intitulé «communiqué à la clientèle portant persistance de la crise énergétique dans les pays de la sous-région », qui a été également lu au journal télévisé de 20 heures du Togo. C’est à travers ce communiqué que la CEET a annoncé la mise œuvre d’un plan d e rationnement de fourniture d’électricité qui sera régulièrement actualisé et mis à la disposition de la population.

Sur ce, après toutes ces vérifications, il est à noter que ce document portant Roulement des groupes- mars 2022 (applicable à compter du 14/05/2024) » provenant du compte X de « Veille citoyenne Togo » est faux.

Cette vérification des faits est rédigée par  Esaïe Mawuena EDOH du média Focus Infos dans le cadre du  projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).