Réuni en conseil des ministres le 25 février 2026, le gouvernement togolais a annoncé son intention d’engager des démarches en vue du retour des biens culturels nationaux conservés à l’étranger. Une décision qui inscrit le pays dans le sillage d’un mouvement continental, amorcé notamment après le rapport commandé par le président français à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy en 2018, et qui a relancé le débat sur les restitutions postcoloniales.
Selon une évaluation récente, plus de 8000 objets togolais seraient aujourd’hui disséminés dans plusieurs musées étrangers. Il s’agit d’artefacts, œuvres d’art, objets rituels et culturels, mais aussi d’archives documentaires, sonores, photographiques ou cinématographiques, sans oublier des restes humains et animaux collectés durant la période coloniale.
Pour structurer sa démarche, l’exécutif a autorisé la création d’un comité national chargé d’encadrer et de piloter le processus de restitution. L’enjeu dépasse la seule récupération matérielle : il s’agit de réaffirmer la souveraineté culturelle du Togo et de redonner une place centrale à un patrimoine longtemps éloigné de ses communautés d’origine.






































