Au Togo, la régulation du marché des télécommunications franchit une nouvelle étape. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a annoncé une série de mesures visant à renforcer la protection des consommateurs et à améliorer la transparence dans la facturation des services proposés par les opérateurs Yas Togo et Moov Africa Togo.
Premier changement majeur : la conservation des volumes de forfaits non consommés. Désormais, les abonnés pourront récupérer leurs unités voix et internet à l’expiration d’une offre, à condition de renouveler la même formule. Un délai conservatoire est prévu, dix jours pour les offres courtes, jusqu’à trente jours pour celles dont la validité dépasse dix jours. Cette mesure répond à une revendication récurrente des usagers et rapproche le marché togolais de standards plus favorables aux consommateurs.
Autre évolution structurante : la facturation de l’internet mobile se fera exclusivement à l’octet, la plus petite unité de mesure. L’objectif affiché par le régulateur est de garantir une correspondance exacte entre consommation et facturation, dans un contexte où la transparence des offres data constitue un enjeu central pour la concurrence et la confiance des usagers.
L’ARCEP étend également la durée de validité des cartes SIM inactives, désormais portée de trois à six mois. Cette disposition vise à limiter les pertes de numéros et de crédits pour les utilisateurs occasionnels ou à faible consommation. Le régulateur rappelle que le crédit de communication reste conservé tant que la carte SIM demeure active.
Ces mesures ont été élaborées en concertation avec les opérateurs et plusieurs organisations de défense des consommateurs, dont la Ligue des consommateurs du Togo, l’Association Togolaise des Consommateurs et le Mouvement Martin Luther King.
Avec cette réforme, le Togo s’aligne sur certaines initiatives régionales, notamment en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, tout en se distinguant par l’adoption de l’octet comme unité unique de décompte, une première dans la sous-région qui pourrait redéfinir les pratiques tarifaires.






































