Le Ministère de la Santé du Togo a officiellement lancé, mardi 23 février 2026, un code vestimentaire national destiné aux formations sanitaires publiques. La cérémonie s’est tenue au CHU Sylvanus Olympio, principal établissement hospitalier du pays, marquant le début d’une mesure présentée comme structurante pour l’organisation du système de soins.
Derrière cette initiative, les autorités entendent répondre à un problème concret : la difficulté pour les patients d’identifier rapidement les professionnels de santé, en particulier dans les situations d’urgence. L’absence de distinction visuelle entre catégories de personnel pouvait provoquer des confusions, ralentir l’orientation des malades et compliquer la gestion des plaintes.
La réforme introduit ainsi un système national basé sur un code couleur, permettant d’identifier immédiatement médecins, infirmiers, techniciens et autres agents. Trois objectifs sont mis en avant : harmoniser les tenues sur l’ensemble du territoire, faciliter la reconnaissance des fonctions par les usagers et renforcer la discipline professionnelle au sein des structures publiques.
Pour le ministre délégué, le professeur Tchin Darré, la tenue ne remplace ni la compétence ni la qualité des soins, mais elle participe à sécuriser l’environnement hospitalier et à instaurer un climat de confiance entre soignants et patients. L’exécutif y voit également un outil de gouvernance, susceptible d’améliorer le suivi des prestations et la gestion des réclamations, notamment via une ligne verte dédiée.
Cette mesure s’inscrit dans une série de réformes visant la modernisation du secteur : déploiement de la couverture sanitaire, rénovation des centres hospitaliers universitaires, construction d’infrastructures et renforcement du plateau technique. Avec ce code vestimentaire, Lomé cherche à standardiser les pratiques et à consolider la qualité du service public de santé, dans un système encore confronté à de fortes attentes des populations.





































