Le Togo renforce ses ambitions technologiques à travers un partenariat stratégique avec la Pologne pour la conception et la production de drones de nouvelle génération. Porté par Cyber Defense Africa et soutenu par un financement de 24 millions d’euros, le projet vise à développer des solutions innovantes au service de l’agriculture, de la sécurité, de l’environnement et de la transformation numérique du pays.
L’initiative ambitionne de développer au Togo des drones capables de répondre aux besoins opérationnels du continent africain. Les appareils seront notamment destinés à l’agriculture, à l’observation environnementale et forestière, ainsi qu’à la surveillance et à la sécurisation des frontières et des infrastructures stratégiques.
Financé à hauteur de 24 millions d’euros, soit près de 14 milliards de FCFA, ce programme marque une première pour la banque polonaise en Afrique. Il symbolise également un important transfert de technologies entre l’Europe et le continent africain.
Au-delà de la production locale de drones « made in Togo », l’initiative prévoit la formation régulière de spécialistes afin de renforcer les compétences nationales et garantir la pérennité du projet. Les autorités togolaises entendent ainsi créer un environnement favorable à l’innovation, à l’investissement et à l’emploi des jeunes dans les métiers du numérique et des technologies avancées.
Le projet devrait également contribuer au renforcement des capacités de défense et de cybersécurité du pays, notamment à travers la protection des infrastructures critiques et la lutte contre la désinformation.
La ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, Cina Lawson, a souligné que le Togo veut jouer un rôle actif dans la révolution technologique mondiale.
« Le Togo a fait un choix clair : ne pas subir la révolution technologique mais y prendre part ; ne pas simplement consommer l’innovation mais la créer ; et enfin, ne pas rester spectateur du futur mais contribuer à l’écrire », a-t-elle déclaré, rappelant que cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le numéro 1 de la République, Faure Gnassingbé.





































