Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, se rendra ce vendredi 25 juillet à Lomé pour une visite de travail à l’invitation de son homologue togolais, Faure Gnassingbé. L’annonce a été faite mercredi 23 juillet par le ministre de la formation professionnelle et porte-parole du gouvernement sénégalais, Amadou Moustapha Sarré, à l’issue du conseil des ministres tenu à Dakar.
« Au titre de son agenda diplomatique, le chef de l’État a informé le Conseil qu’il effectuera une visite de travail au Togo le 25 juillet, à l’invitation du président du Conseil des ministres de ce pays, Faure Gnassingbé », a indiqué le porte-parole. Cette déclaration confirme une étape supplémentaire dans la tournée régionale entamée par le président sénégalais peu après son investiture.
Avant le Togo, Bassirou Diomaye Faye s’est déjà rendu en Côte d’Ivoire et au Bénin, marquant ainsi son intention de resserrer les liens entre les États d’Afrique de l’Ouest. Le déplacement à Lomé devrait s’inscrire dans cette même logique de coopération, avec un accent particulier sur les échanges commerciaux, la libre circulation et les enjeux de sécurité.
Les relations entre Dakar et Lomé, jusque-là cordiales mais peu structurées, pourraient trouver dans cette visite l’occasion d’un nouveau souffle. Le commerce, la formation professionnelle et les infrastructures figurent parmi les axes susceptibles d’être discutés par les deux chefs d’État, dans une perspective de renforcement bilatéral.
Sur la scène ouest-africaine, le président togolais s’est imposé ces dernières années comme un médiateur actif dans plusieurs dossiers régionaux. Son rôle discret mais constant dans les négociations entre les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) – regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger – fait de Lomé une étape stratégique dans la tournée du président sénégalais.
En effet, depuis sa prise de fonctions, Bassirou Diomaye Faye s’efforce de concilier sa volonté de rupture avec l’ordre ancien et la nécessité de maintenir les équilibres régionaux. En cela, son déplacement au Togo devrait aussi permettre une concertation autour de la réintégration, toujours incertaine, des trois pays sahéliens exclus de la Cedeao après des coups d’État successifs.
Pour le jeune président sénégalais, dont le style tranche avec celui de ses prédécesseurs, cette série de visites dans la sous-région participe à la mise en œuvre d’une diplomatie de proximité. Celle-ci privilégie les échanges bilatéraux et la concertation informelle entre pairs, dans un contexte régional marqué par la fragmentation politique et les recompositions sécuritaires.
Après Lomé, le chef de l’État sénégalais poursuivra sa tournée à Monrovia, où il assistera, samedi 26 juillet, à la célébration de la fête nationale du Liberia.





































