Le Port autonome de Lomé (PAL) veut consolider ses liens avec les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers l’Alliance pour la promotion du Port de Lomé (A2PL), la plateforme togolaise a entamé, le 4 octobre 2026, une tournée auprès des opérateurs économiques du Burkina Faso, du Niger et du Mali.
Prévue jusqu’au 8 novembre, elle conduira la délégation à Niamey, du 4 au 9 octobre, à Ouagadougou, du 18 au 24 octobre, puis à Bamako, du 2 au 8 novembre. L’objectif est double : présenter les réformes engagées au Port de Lomé pour fluidifier le transit et recueillir les préoccupations des chargeurs, transporteurs et autres acteurs de la chaîne logistique sahélienne.
L’enjeu est important pour le Togo. En 2022, les trois pays de l’AES représentaient plus de 92 % du trafic en transit traité par le port togolais, selon des données compilées par Togo First.
Un dispositif adapté aux marchés sahéliens
Depuis plusieurs années, Lomé multiplie les mécanismes destinés à conforter cette vocation de porte d’entrée maritime du Sahel. Le PAL dispose de représentations permanentes au Burkina Faso, au Niger et au Mali, tandis que l’A2PL organise chaque année des missions promotionnelles dans ces trois pays.
Sur le plan opérationnel, les marchandises destinées à l’hinterland sont placées sous transit international et font l’objet d’un suivi électronique jusqu’à leur sortie du territoire togolais. Pour le Niger, les manifestes sont transmis électroniquement au Conseil nigérien des utilisateurs des transports publics (CNUT). Pour le Mali, les opérations sont coordonnées avec les Entrepôts maliens au Togo (EMATO), installés au port.
Lomé a également renforcé ses infrastructures logistiques, avec notamment le port sec d’Adétikopé, et travaille avec ses partenaires à réduire les goulots d’étranglement sur les corridors. En avril 2026, une rencontre ministérielle togolo-burkinabè avait ainsi porté sur les coûts, les délais et les procédures affectant le corridor Lomé-Ouagadougou.
Dans un contexte marqué par le retrait des trois pays de la Cedeao, la tournée vise ainsi à préserver la compétitivité du corridor de Lomé et à transformer une relation logistique ancienne en partenariat commercial durable.







































