La coopération entre Lomé et Berlin dans le secteur des transports, notamment maritime, a été mise en avant, à la faveur de la visite, le mardi 12 mai 2026, de Serap Güler, vice-ministre allemand des affaires étrangère au Port de Lomé, avec à ses côtés le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Tengué. À travers cette séquence diplomatique, le Togo a mis en avant un partenariat historique qui a contribué à façonner l’infrastructure logistique du pays depuis plus d’un siècle.
Selon le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Tengué, les relations germano-togolaises dans les transports remontent à l’époque du Togoland, avec la construction des premières lignes ferroviaires du pays. Entre 1900 et 1913, des ingénieurs allemands ont notamment réalisé les axes ferroviaires Lomé-Aného, Lomé-Kpalimé et Lomé-Atakpamé, connu sous le nom de « Kakaobahn ». Le wharf de Lomé, inauguré en 1904, constitue également l’un des symboles de cette coopération ancienne.
Mais c’est surtout la construction du port en eau profonde de Lomé, inauguré en 1968, qui marque le tournant majeur de cette relation bilatérale. Financé à près de 70 % par la banque publique allemande KfW et construit par un consortium conduit par le groupe allemand Hochtief, cet ouvrage a permis au Togo de devenir progressivement un hub logistique régional.

Aujourd’hui, le Port autonome de Lomé revendique le statut de premier port à conteneurs d’Afrique de l’Ouest francophone et de seul port naturel en eau profonde de la façade ouest-africaine, avec un tirant d’eau de 16,60 mètres. La plateforme dessert un hinterland estimé à plus de 80 millions d’habitants, couvrant notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Les autorités togolaises veulent désormais inscrire cette coopération dans les enjeux contemporains de transition écologique et de digitalisation portuaire. Parmi les perspectives évoquées figurent l’électrification des équipements portuaires, le développement du photovoltaïque, la cybersécurité maritime ou encore l’automatisation des terminaux.

Lomé mise également sur l’expertise allemande pour accompagner ses ambitions de port vert et intelligent à l’horizon 2040, dans un contexte de concurrence croissante entre les plateformes logistiques africaines.
L’Allemagne qui veut renforcer ses relations avec le Togo, via sa diplomate en visite à Lomé, a annoncé sa disponibilité pour accompagner la réalisation de ce projet d’envergure qui devrait contribuer à booster le trafic sur la plateforme portuaire.





































