Le gouvernement togolais a enclenché, le mardi 12 mai 2026, un cycle de consultations nationales destiné à préparer sa feuille de route 2026-2031, qui se veut le levier central de l’action publique. Pilotée par la ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, l’initiative vise à élargir la concertation au-delà des cercles institutionnels classiques.
Partenaires techniques et financiers, secteur privé, société civile et administrations publiques sont appelés à contribuer à l’élaboration d’un document présenté comme plus ancré dans les réalités locales et les attentes des populations. L’exercice intervient après une première phase d’évaluation de la feuille de route 2020-2025, dont les enseignements doivent nourrir les choix à venir, à l’heure où le pays fait face à des défis sécuritaires persistants et à des impératifs de transformation économique.
Trois axes structurants ont d’ores et déjà été définis par le président du Conseil, Faure Gnassingbé : « Protéger, Rassembler et Transformer ». Derrière ces orientations, l’exécutif entend renforcer la résilience nationale, consolider la cohésion sociale et accélérer la mutation de l’économie vers un modèle plus inclusif et compétitif.
Pour les partenaires internationaux, cette démarche participative est perçue comme un signal d’ouverture. « Une étape clé pour améliorer la qualité et l’impact des politiques publiques », estime Coumba Sow, coordinatrice résidente du système des Nations unies au Togo. Celle-ci a réitéré l’engagement des bailleurs à soutenir le processus, tant sur les plans technique que financier.
D’autres consultations sectorielles sont attendues dans les prochains jours, alors que le gouvernement cherche à bâtir un consensus autour de ses priorités pour les cinq années à venir.





































