Le Togo a franchi une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la gouvernance des océans. L’Assemblée nationale a adopté définitivement, le mardi 25 août à Lomé, le texte autorisant la ratification de l’Accord BBNJ, consacré à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales.
Adopté sous l’égide de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, cet accord entend renforcer la protection des écosystèmes de haute mer, confrontés notamment à la pollution et à la surexploitation des ressources. Il encadre également l’accès aux ressources génétiques marines et prévoit un partage plus équitable des avantages qui en sont issus.

Affirmer la position de Lomé
Pour le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengué, cette ratification doit permettre au Togo de mieux faire entendre sa position dans les discussions internationales consacrées aux océans.
« L’Afrique doit parler d’une voix claire et unie sur la scène internationale », a-t-il déclaré, estimant que l’adhésion au traité renforcera la participation du pays aux mécanismes de gouvernance maritime. Lomé se prépare notamment à la première conférence des parties à l’Accord BBNJ, annoncée pour janvier 2027.
Le gouvernement entend y s’appuyer sur l’expérience acquise par le Togo dans les domaines de la sécurité et de la gouvernance maritimes.
Entré en vigueur le 17 janvier 2026, après avoir atteint le seuil requis de ratifications, le BBNJ constitue désormais l’un des principaux cadres internationaux de protection de la biodiversité marine en haute mer.





































