Le Togo et la Biélorussie cherchent à donner une nouvelle impulsion à leur coopération économique. Réunis le mardi 1er septembre 2026 à Bichkek, au Kirghizistan, en marge d’un déplacement officiel, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, et son homologue biélorusse, Alexandre Loukachenko, ont évoqué les moyens d’accompagner la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale 2026-2031.
Minsk s’est dit disposé à contribuer aux priorités retenues par les deux pays, notamment en favorisant les partenariats entre entreprises togolaises et biélorusses. Plusieurs secteurs sont ciblés : sécurité alimentaire, agro-industrie, mécanisation agricole, exploitation minière et services bancaires. Des domaines qui pourraient permettre au Togo de diversifier ses partenariats économiques et de renforcer ses capacités productives.
Lors des échanges, Faure Gnassingbé a notamment mis en avant les opportunités d’investissement offertes par le Togo, avec un accent particulier sur l’agriculture. Pour Lomé, l’enjeu est de mobiliser davantage de capitaux et de technologies afin d’accélérer la transformation locale des productions agricoles et d’accroître leur valeur ajoutée.
Les discussions prolongent des contacts engagés ces derniers mois. En mars, le ministre togolais de l’Agriculture, Antoine Lekpa Gbegbeni, avait échangé à Lomé avec son homologue biélorusse des Affaires étrangères, Maxim Ryzhenkov, sur les perspectives d’un rapprochement dans le secteur agricole.
Sur le plan diplomatique, les deux pays ont également signé en mars un accord d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service. Depuis 2013, Minsk accrédite des ambassadeurs auprès du Togo, avec résidence dans des pays tiers.
Encore modestes, les relations économiques entre Lomé et Minsk pourraient ainsi s’élargir, notamment dans l’agriculture, l’industrie et les mines, à mesure que les discussions se traduiront en projets concrets et en investissements.





































