samedi, septembre 12, 2026
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À Bichkek, Faure Gnassingbé plaide pour un ordre mondial plus équilibré

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Présent à Bichkek, au Kirghizistan, pour le 26e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai élargie (OCS+), Faure Gnassingbé a appelé, mardi 1er septembre, à repenser les équilibres internationaux face à l’émergence d’un monde multipolaire.

À la tribune, le président du Conseil togolais a articulé son intervention autour de trois priorités : l’encadrement de la multipolarité, la réforme des Nations unies et l’accès des pays du Sud aux financements nécessaires à leur développement. S’il reconnaît l’émergence de nouveaux pôles de puissance, il a également souligné les risques de fragmentation et de rivalités qu’elle peut entraîner.

« La multipolarité peut aussi produire plus de rivalités, de fragmentation et de rapports de force », a-t-il déclaré, plaidant notamment pour une représentation accrue de l’Afrique au sein des instances dirigeantes de l’ONU. Pour Lomé, la réforme du système multilatéral doit ainsi se traduire par des évolutions institutionnelles concrètes.

Sur le front économique, Faure Gnassingbé a défendu un meilleur accès aux financements, ainsi que la transformation locale des ressources et les transferts de technologies, des leviers qu’il considère essentiels pour renforcer l’autonomie économique du Sud.

Une ouverture vers l’Eurasie

Le sommet, placé sous le thème « 25 ans de l’OCS : ensemble pour une paix durable, le développement et la prospérité », a réuni plusieurs dirigeants d’Asie et d’Eurasie, dont Xi Jinping, Vladimir Poutine, Narendra Modi et Recep Tayyip Erdogan. Le Togo et l’Égypte figuraient parmi les rares pays africains invités.

En marge des travaux, Faure Gnassingbé s’est entretenu avec son homologue kirghiz Sadyr Japarov. Les deux pays avaient signé, en avril, huit mémorandums portant notamment sur la diplomatie, le numérique, les investissements, l’éducation, la santé et l’agriculture.

L’enjeu est désormais leur concrétisation. « Nous sommes en train d’examiner tous ces mémorandums pour voir comment nous allons les mettre en œuvre dans les meilleurs délais », a indiqué le président du Conseil. Pour Lomé, le déplacement à Bichkek vise ainsi à convertir cette nouvelle ouverture diplomatique en partenariats économiques et institutionnels durables.