samedi, septembre 12, 2026
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Togo : après plusieurs mois de pause, l’exploration minière reprend

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Après plusieurs mois de suspension, le Togo rouvre la voie à l’exploration minière. Le gouvernement a officialisé, le 18 août, la reprise de la délivrance des autorisations de prospection et des permis de recherche de substances minérales sur l’ensemble du territoire. La décision a été actée par un arrêté signé par le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo.

Pour les opérateurs, cette mesure permet à nouveau de déposer des dossiers et d’engager des démarches d’exploration. Elle intervient alors que Lomé cherche à mieux cerner le potentiel de son sous-sol et à attirer davantage d’investissements, tout en poursuivant la refonte du cadre réglementaire du secteur.

Les procédures relancées

La fin de la suspension ne signifie toutefois pas que les autorisations sont délivrées automatiquement. Les demandes seront examinées par la Direction générale des Mines et de la Géologie, selon les règles en vigueur.

Pour obtenir un permis de recherche, les entreprises doivent notamment justifier de leurs capacités techniques et financières, présenter un programme de travaux et préciser le périmètre sollicité. Le permis est accordé pour trois ans, renouvelable deux fois pour deux années supplémentaires.

L’autorisation de prospection, elle, est non exclusive. Elle permet de rechercher des substances minérales sur un périmètre déterminé pendant deux ans, avec deux renouvellements possibles d’un an.

Une pause avant la réforme

La suspension, instaurée en mars 2025, avait été présentée par les autorités comme une « pause stratégique » destinée à préparer la révision du Code minier. Le futur dispositif doit renforcer la rigueur, la transparence et la durabilité de l’activité minière, tout en améliorant l’encadrement de la valorisation des ressources naturelles.

La reprise des procédures intervient donc parallèlement à cette réforme, qui doit adapter le secteur aux nouvelles orientations institutionnelles du pays.

Cartographier le potentiel du sous-sol

L’enjeu est aussi de mieux connaître les ressources disponibles. En 2024, le ministère dit avoir analysé 370 ressources minières, dont des lingots d’or, des pierres précieuses et des échantillons géochimiques.

Ces travaux pourraient faciliter l’identification de nouveaux projets d’exploration et, à terme, contribuer à attirer des capitaux vers le secteur.
La mesure couvre l’ensemble du territoire et des substances minérales. Les matériaux de construction et les minéraux industriels sont toutefois exclus de son champ d’application.