En 2026, l’État togolais prévoit de consacrer environ 14 milliards de FCFA à la subvention des produits pétroliers, selon les projections inscrites dans la loi de finances. Cette enveloppe, destinée à amortir l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur le coût de la vie, concerne principalement le super sans plomb, le pétrole lampant, le gasoil et le mélange deux temps.
Ce montant marque toutefois une inflexion notable par rapport à l’année précédente, où la dotation atteignait près de 25 milliards de FCFA. Si les autorités n’ont pas communiqué officiellement sur les ressorts de cette baisse, celle-ci intervient dans un contexte où les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international (FMI), encouragent Lomé à repenser sa politique de subventions généralisées au profit de mécanismes plus ciblés, tels que les transferts monétaires directs en direction des populations les plus vulnérables.
Parallèlement, le gouvernement prévoit également une enveloppe de 8,7 milliards de FCFA pour soutenir le prix du gaz domestique, un combustible devenu central dans les usages quotidiens et dans la lutte contre la déforestation. Là encore, la dotation est en recul par rapport aux 9,6 milliards de FCFA mobilisés en 2025. Actuellement le kilo du gaz est vendu aux consommateurs à 790FCFA contre 892 FCFA, prix sans subvention. L’Etat paie ainsi 102 FCFA sur chaque kilo.
« Ces ajustements budgétaires traduisent une volonté progressive de rationalisation de la dépense publique, dans un environnement contraint par les exigences de soutenabilité des finances publiques, sans pour autant renoncer totalement à des mécanismes de protection sociale face à la persistance de la vie chère », soutient un économiste.





































