Le comité d’organisation du Festival la Marmite (FESMA) poursuit ses actions de renforcement des capacités des acteurs de la restauration. Une session de formation théorique et pratique consacrée à l’hygiène et à la sécurité alimentaire a été organisée lundi 10 août, à Lomé, à l’intention des participants au rendez-vous culinaire.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du FESMA de contribuer à la professionnalisation du secteur de la restauration au Togo. Au-delà de la valorisation de la gastronomie togolaise et africaine, le festival entend faire de la cuisine un véritable levier de développement économique.
« Le FESMA, c’est le carrefour par excellence de la valorisation et de la promotion de la cuisine togolaise en Afrique. Mais au-delà de la célébration culturelle, notre ambition est aussi de faire de la cuisine un levier important pour la croissance de notre économie », a expliqué Jean-Paul Agboh Ahouélété, commissaire général du FESMA.
Selon lui, l’essor de la restauration, notamment de la restauration rapide et de la street food, impose de relever plusieurs défis, parmi lesquels la formalisation des activités, leur pérennisation ainsi que le respect des normes d’hygiène et de sécurité alimentaire.
Prévenir les risques sanitaires
Pour Eyawoelong Awesso, ingénieur en hygiène alimentaire et formateur lors de la session, le respect des bonnes pratiques d’hygiène est indispensable pour garantir la qualité et la sécurité des aliments servis aux consommateurs.
« Les bonnes pratiques d’hygiène sont nécessaires dans la restauration pour limiter au maximum les risques de contamination et les dangers présents dans les aliments susceptibles de provoquer des maladies », a-t-il expliqué.
Au-delà de la protection de la santé publique, l’expert estime que l’hygiène constitue également un facteur de pérennité pour les entreprises. Un établissement dont les produits rendent les clients malades risque de perdre sa clientèle et, à terme, de connaître des difficultés économiques.
Le respect des normes permet également aux restaurateurs de se conformer aux exigences réglementaires mises en place par l’État pour protéger les consommateurs.
La formation a notamment porté sur le lavage correct des mains, la désinfection des espaces de travail et des aliments ainsi que le choix approprié des produits utilisés pour le nettoyage.
Cheffe cuisinière au restaurant Nopégali, Loretta Mensah, participante à la formation, estime que cette session lui a permis de renforcer des connaissances déjà acquises sur le terrain.
« Nous avons pu mettre des mots sur les pratiques que nous faisons chaque jour et concrétiser nos connaissances sur les normes officielles en vigueur au Togo », a-t-elle témoigné.
Elle entend désormais partager ces acquis avec ses collègues et renforcer les pratiques d’hygiène au sein de son établissement, notamment à travers la formation du personnel et l’acquisition du matériel adapté.
Pour le formateur, la formation constitue l’un des moyens essentiels pour améliorer durablement les pratiques dans le secteur. Il appelle ainsi les restaurateurs et cuisiniers à renforcer leurs compétences, soulignant que certains se lancent dans le métier sans avoir reçu de formation de base en matière d’hygiène alimentaire.
Les conséquences d’une mauvaise manipulation des aliments peuvent être importantes. Selon Eyawoelong Awesso, de nombreuses maladies peuvent être transmises par les aliments contaminés, notamment le choléra, certaines parasitoses intestinales et des affections liées à la présence de produits chimiques dans les aliments.





































