Nord du Togo : Lomé et le Groupe de la Banque mondiale évaluent leur stratégie de résilience

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La question du nord du Togo s’est invitée au cœur des discussions entre le gouvernement togolais et le Groupe de la Banque mondiale le lundi 2 mars dernier à Lomé. À l’ordre du jour : l’évaluation du premier cycle de l’Allocation pour la prévention et la résilience (PRA), adossée à l’IDA20, guichet concessionnel de l’institution destiné aux pays les plus vulnérables.

Étaient autour de la table, la ministre, secrétaire de la présidence du Conseil, Sandra Johnson, et la directrice de division pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo au sein de la Banque mondiale, Marie-Chantal Uwanyiligira. Les discussions étaient axées l’opération Koundjoaré, déployée dans l’extrême nord. Également les impacts du projet Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) et le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS) ont été abordés.

L’évaluation du cycle IDA20, indiquent les deux parties, ont permis de mesurer l’efficacité de ces instruments et à préparer la séquence suivante, l’IDA21. Pour les autorités togolaises, il s’agit de consolider les acquis tout en ajustant les interventions aux réalités du terrain : accès aux services sociaux de base, soutien aux activités génératrices de revenus, renforcement du lien entre l’État et les populations locales.

Au-delà des montants mobilisés, la rencontre traduit une préoccupation partagée : prévenir l’enracinement de la violence en s’attaquant aux fragilités structurelles. Dans le nord du Togo, la résilience communautaire apparaît désormais comme un pilier central de la stratégie nationale.