Togo : de nouvelles règles pour stimuler la transformation locale de la noix de cajou

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Au Togo, le gouvernement renforce l’encadrement de la commercialisation de la noix de cajou. Une nouvelle mesure, adoptée fin décembre 2025 par arrêté interministériel conjoint du ministre de l’Économie, Badanam Patoki, et du ministre de l’Agriculture, Antoine Gbegbeni, a été rendue publique cette semaine.

Le texte introduit des ajustements aux règles en vigueur depuis 2008 et vise à stimuler la transformation locale de l’anacarde. Désormais, tout acheteur agréé ainsi que les sociétés coopératives de producteurs devront livrer aux unités de transformation installées dans le pays au moins un tiers du volume de noix de cajou collecté ou acquis, avant toute cession aux exportateurs.

La livraison de ce quota devra être attestée par un quitus ou un bordereau délivré par les unités de transformation. Ce document constituera une pièce justificative indispensable pour toute transaction ultérieure avec les exportateurs.

À travers cette disposition, les autorités entendent encourager davantage la transformation locale, un segment encore peu développé de la filière. Le non-respect de cette obligation expose l’opérateur concerné à des sanctions, notamment l’exclusion de toute opération de vente aux exportateurs pour le reste de la campagne en cours.

La réglementation rappelle par ailleurs que l’achat et l’exportation de noix de cajou demeurent conditionnés à l’obtention d’un agrément délivré par le Comité de coordination de la filière anacarde. Toute cargaison destinée à l’exportation sans les documents requis pourra être saisie, les frais afférents étant à la charge de l’exportateur.

Ces nouvelles exigences viennent s’ajouter à la taxe à l’exportation instaurée sur les noix de cajou et certains autres produits agricoles depuis le 1er janvier 2026, dans le but de favoriser la transformation locale et d’accroître la valeur ajoutée de la filière.