Au sud Togo, la petite saison des pluies s’étendra de septembre à novembre 2025, selon les prévisions de l’Agence nationale de météorologie (ANAMET). L’annonce a été faite ce vendredi 29 août au cours d’une conférence de presse à Lomé.
La saison, qui s’annonce tardive, sera caractérisée par une pluviométrie normale à légèrement déficitaire. « Cela signifie que, sur l’ensemble de la côte, la quantité de pluie attendue pour ces trois mois sera inférieure à la normale cumulée des trente dernières années ainsi qu’à celle de l’an dernier », a précisé le directeur général de l’ANAMET, Dr Latifou Issaou. Très courte, la fin de cette saison, est attendue dans les régions des Plateaux et maritime.
Selon M’poh N’koyi, chef de la division climatique en charge de la base de données de l’ANAMET, le bassin du Mono connaîtra des écoulements normaux à déficitaires, avec de longues séquences sèches au début et vers la fin de la saison, une situation défavorable pour l’agriculture. L’agence recommande aux agriculteurs de privilégier les cultures à cycle court, résistantes aux déficits hydriques et à haut rendement, et de semer dès les premières pluies utiles. « Jusqu’à présent, aucune pluie n’a encore été enregistrée dans le sud-Togo. Nous invitons cependant les agriculteurs à préparer leurs parcelles afin d’être prêts dès l’arrivée des pluies », a insisté le directeur général.
Au-delà des cultures, l’ANAMET conseille de promouvoir l’irrigation et les activités génératrices de revenus, notamment pour les femmes et les jeunes. Les autorités sont également appelées à veiller à la gestion rationnelle des ressources en eau, essentielle pour les barrages hydroélectriques et les aménagements hydro-agricoles.
Contrairement au bassin du Mono, le bassin du Lac-Togo devrait connaître des écoulements normaux à excédentaires. « Nous sommes actuellement dans une période de mutation climatique, ce qui peut provoquer des pluies extrêmes entraînant des stagnations d’eau et, localement, des débordements. Il est donc fortement déconseillé d’occuper les zones inondables », alerte l’ANAMET.
L’agence nationale de météorologie qui joue un rôle stratégique dans la veille atmosphérique, recommande à chacun de suivre régulièrement les prévisions quotidiennes et intra-saisonnières afin de mieux se préparer aux conditions climatiques.





































