Les 1527 conseillers municipaux élus en juillet dernier seront appelés à désigner du 2 au 4 septembre 2025, les maires et leurs adjoints dans les 117 communes du pays. Un moment décisif qui doit permettre d’ancrer le processus de décentralisation et d’installer de nouveaux exécutifs locaux appelés à gérer les affaires communales.
En prélude à ces scrutins internes, le ministère de l’Administration territoriale a réuni depuis le 20 août à Blitta gouverneurs de région, préfets et hauts cadres du ministère pour un atelier technique de deux jours. Objectif : harmoniser la lecture des textes électoraux et anticiper les difficultés afin de garantir une transition municipale apaisée.
Ces assises font suite à la proclamation, le 6 août, des résultats définitifs des municipales. Selon Pali Essozinama, directeur de la Décentralisation et des Collectivités locales, deux étapes seront particulièrement déterminantes : l’élection des exécutifs municipaux et la passation de services entre les maires sortants et les nouveaux élus.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre Awate Hodabalo a, pour sa part, insisté sur le rôle central des préfets, garants de la stabilité du processus. Mais au-delà des discours institutionnels, l’enjeu est clair : ces scrutins conditionnent la consolidation d’une gouvernance locale encore en rodage et l’efficacité des politiques publiques au niveau communal.
Dans un pays où la décentralisation est appelée à devenir un véritable levier de développement territorial, l’installation des futurs maires constituera un test grandeur nature de la capacité de l’État à transférer compétences et responsabilités vers les collectivités. Un processus qui a débuté depuis 2019.





































