FESMA 2026 : des exposants formés pour transformer leur participation en véritable levier de croissance

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Participer à une foire ne se résume pas à installer un stand et attendre les visiteurs. C’est le principal message délivré aux exposants de la cinquième édition du Festival La Marmite (FESMA 2026), à l’occasion d’une session de renforcement de capacités initié par le comité d’organisation de l’événement le vendredi 31 juillet 2026 à l’Hôtel Lébéné à Lomé.

Cette initiative, présentée comme une innovation dans l’organisation du festival, vise à permettre aux opérateurs économiques de mieux rentabiliser leur participation, avant, pendant et après la manifestation prévue du 12 au 16 août 2026. Pour le commissaire général du FESMA, Jean-Paul Agboh Ahouelété, de nombreux exposants considèrent encore les foires comme de simples espaces de vente temporaire, alors qu’elles constituent avant tout de véritables plateformes de développement commercial. « Une foire n’est pas simplement une boutique éphémère. C’est un cadre commercial, une opportunité de développer son réseau, de conquérir de nouveaux clients et même d’attirer des investisseurs », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’objectif est d’offrir davantage qu’un simple espace d’exposition aux participants. « Nous ne leur vendons pas uniquement des mètres carrés. Nous voulons aussi les accompagner afin que chaque franc investi dans leur participation soit rentable, à court, moyen et long terme », a-t-il souligné.

À travers donc cette initiative, le FESMA entend renforcer les compétences commerciales des opérateurs économiques et faire évoluer la culture des foires au Togo.
Pour cette première édition de la formation, les organisateurs ont fait appel à deux spécialistes.

Le premier, Johnson Kweku Banka, ancien directeur du Centre togolais des expositions et foires (CETEF), est intervenu sur les stratégies permettant de réussir une participation à une foire ou à un festival. Selon lui, une participation réussie commence plusieurs semaines avant l’ouverture des portes, et le premier réflexe consiste à définir clairement les objectifs de sa présence : vendre immédiatement, faire connaître sa marque, lancer un produit ou développer son réseau.

« Beaucoup pensent qu’ils doivent forcément récupérer leur investissement pendant les quelques jours de la foire. Pourtant, la véritable rentabilité se construit souvent dans la durée. Une foire permet avant tout de faire connaître son entreprise, ses produits et de créer des opportunités d’affaires futures », a-t-il expliqué.

L’ancien directeur du CETEF a également insisté sur la préparation de la communication, la mobilisation des prospects avant l’événement, les techniques d’accueil sur le stand ainsi que les méthodes permettant de transformer les visiteurs en clients.
Autre point essentiel abordé est le suivi après la manifestation. Pour lui, après la foire, le travail ne s’arrête pas. « C’est même là qu’il commence réellement. Les contacts obtenus doivent être classés, analysés et suivis afin de transformer les opportunités en partenariats et en ventes », a-t-il conseillé.

Le second intervenat, Tsoto Lionel spécialiste du marketing digital, a partagé des techniques pour mieux exploiter les réseaux sociaux avant et pendant l’événement afin d’accroître la visibilité des exposants. Il a notamment expliqué comment préparer une campagne de communication plusieurs jours avant l’événement, utiliser efficacement les stories, les publications et les vidéos pour susciter l’intérêt des internautes et attirer davantage de visiteurs sur les stands.
Cette approche a particulièrement séduit les exposants, qui estiment que cette formation leur permettra de mieux préparer leur présence et d’améliorer leurs performances commerciales durant le festival. « Avant, nous venions simplement pour vendre.

Aujourd’hui, nous avons appris qu’il faut commencer à communiquer au moins une semaine avant la foire, présenter nos produits sur les réseaux sociaux et inciter les consommateurs à venir nous rencontrer. C’est un véritable changement de méthode », a confié l’exposant Adoli Dieudonné, responsable commercial et marketing de DABA SASA.

Un avis partagé par Dicta Mablé, responsable Fresh Mama, une marque togolaise de Sodabi aromatisée. Elle reconnaît qu’elle ne mesurait pas réellement le potentiel de WhatsApp Business. Grâce à cette formation, elle affirme avoir compris que cet outil représente un véritable levier de développement pour les acteurs du commerce, en particulier ceux qui participeront au festival.

En misant sur la préparation stratégique, la communication digitale et le suivi des contacts après l’événement, les organisateurs souhaitent permettre aux exposants de transformer leur participation en un investissement durable plutôt qu’en une simple opération de vente ponctuelle.

Au cours de cette session, les exposants ont également été informés des principales dispositions pratiques liées au déroulement du festival, notamment le programme officiel, les modalités d’accès, les mesures de sécurité, l’attribution des stands ainsi que la remise des badges.