Au Togo, le parti présidentiel Union pour la République (UNIR) a remporté une victoire écrasante lors des élections municipales du 17 juillet. D’après les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) le lundi 21 juillet, la formation au pouvoir a obtenu 1150 sièges sur les 1527 à pourvoir, soit près de 75 % des mandats municipaux.
Cette avance massive relègue très loin les autres formations politiques. L’Alliance nationale pour le changement (ANC), principale force d’opposition depuis plus d’une décennie, n’a obtenu que 51 sièges, soit un peu plus de 3 % du total. L’Union des forces de changement (UFC), dirigée par Gilchrist Olympio et pilier historique de l’opposition togolaise, arrive en troisième position avec 38 élus.
L’Alliance démocratique pour le développement intégral (ADDI), qui avait réalisé une percée remarquée lors des législatives de 2024 en obtenant 5 sièges, confirme sa progression avec 34 mandats municipaux. Mais la surprise vient surtout du groupe indépendant « Togolais vient, agir » (TOVIA), conduit par l’actuel ministre du développement des territoires, Joseph Gomado, transfuge de l’ANC. Avec 24 sièges, ce mouvement devance plusieurs formations établies, parmi lesquelles le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) de feu Agbéyomé Kodjo, ainsi que les Forces démocratiques pour la République (FDR) dirigées par Me Dodji Apévon.
Le scrutin confirme la position hégémonique de l’UNIR, formation créée en 2012 par Faure Gnassingbé, qui consolide son emprise sur les institutions locales, après avoir largement dominé les scrutins législatifs et présidentiels de ces dernières années.
Conformément aux dispositions constitutionnelles, ces chiffres doivent encore être validés par la Cour suprême. Les partis et regroupements indépendants ont désormais quelques jours pour introduire d’éventuels recours.





































