Ancrage UNIR consolidé dans le Vo : passé de 15 sièges à 36

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Au lendemain des élections municipales du 17 juillet, les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) confirment une large victoire du parti Union pour la République (UNIR), qui s’arroge 75 % des sièges à l’échelle nationale. Ce succès s’explique en partie par la progression du parti dans plusieurs circonscriptions traditionnellement acquises à l’opposition, à l’instar de la préfecture de Vo, dans le sud-est du pays.

Dans cette préfecture composée de quatre communes, UNIR remporte 36 des 52 sièges à pourvoir, contre seulement 15 lors du précédent scrutin municipal organisé en juin 2019. Cette progression, significative, vient conforter l’emprise du parti au pouvoir dans une zone longtemps considérée comme l’un des bastions de l’opposition togolaise.

Le gain de terrain observé dans la préfecture de Vo serait, selon plusieurs observateurs, le fruit d’une stratégie politique locale axée sur la proximité et le développement. Plusieurs cadres influents du parti, originaires de la région, se sont fortement impliqués dans les activités de terrain ces dernières années.

Parmi eux, l’ancienne cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, originaire de la localité, a joué un rôle central dans l’implantation durable d’UNIR. Madame Dogbé, qui fut la première femme à occuper le poste de Premier ministre au Togo, s’est distinguée par le soutien à plusieurs initiatives sociales et économiques mises en œuvre dans la région, en cohérence avec les orientations du gouvernement.

Durant la campagne électorale, l’ex-Première ministre a multiplié les déplacements dans les différentes communes de la préfecture pour soutenir les candidats du parti et mobiliser l’électorat. « Sa présence remarquée aux côtés des équipes locales et son engagement personnel dans la conduite des projets gouvernementaux ont renforcé la visibilité d’UNIR auprès des populations locales », indique-t-on.

Le basculement de la préfecture de Vo, bien que localisé, est symbolique d’une tendance observée lors de ces municipales : celle d’un affaiblissement progressif de l’implantation territoriale de l’opposition dans des zones autrefois jugées imprenables.