La France a salué la tenue à Lomé, le 17 janvier dernier, de la réunion consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. Dans une déclaration du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, Paris a réaffirmé son plein soutien à cette initiative portée par Faure Gnassingbé, président du Conseil togolais et médiateur de l’Union africaine pour la résolution du conflit dans l’est de la RDC.
Présente à cette rencontre, la France y voit une contribution significative aux efforts collectifs visant un règlement politique durable de la crise des Grands Lacs. Elle s’inscrit, selon les autorités françaises, dans la continuité des médiations engagées par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine, et dans le prolongement des processus de Luanda et de Nairobi, qui constituent toujours les principaux cadres de référence régionaux.
Paris a rappelé que, depuis l’offensive du M23, soutenue par les forces rwandaises de défense selon plusieurs rapports internationaux, la priorité devait aller à une désescalade réelle et vérifiable. La cessation durable des hostilités, l’arrêt des opérations du groupe rebelle et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais sont jugés indispensables pour recréer les conditions d’un dialogue crédible. La France a ainsi appelé l’ensemble des parties à respecter les accords de Washington ainsi que l’accord-cadre de Doha du 15 novembre, considérés comme un horizon politique commun.
Dans la continuité de la conférence de Paris du 30 octobre 2025 sur la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, co-présidée avec le Togo, la France a également insisté sur l’urgence humanitaire à l’est de la RDC et dans les pays voisins. À Lomé, un premier point d’étape a été présenté sur la mise en œuvre des engagements financiers pris à Paris. Sur les 1,5 milliard d’euros annoncés par 70 États et organisations internationales, 850 millions d’euros, correspondant à l’ensemble des financements humanitaires d’urgence, ont déjà été décaissés.
La France a salué l’implication des partenaires et encouragé les autres contributeurs à honorer rapidement leurs engagements. Elle a enfin rappelé la nécessité de lever toutes les entraves à l’action humanitaire, notamment par la réouverture de l’aéroport de Goma pour les vols humanitaires, et s’est dite prête à contribuer à l’effort logistique. Pour une paix durable, Paris appelle également à la tenue d’un dialogue national inclusif en RDC, seule voie, selon elle, vers la concorde politique et l’unité nationale.





































