Revalorisation du SMIG : le ministre Bawara rencontre les opérateurs économiques de la région Centrale et des Plateaux

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Le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue, Gilbert Bawara a échangé ce 14 mars 2023 avec les acteurs économiques de la région des plateaux et centrale à Atakpamé en présence des représentants des syndicats.

Ils sont plus d’une centaine à prendre part à la rencontre. Au cœur des échanges, l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) revalorisé. Employés, employeurs et syndicats, tous ont exposés des difficultés qui se posent sur le terrain. Certains ont profité de l’occasion pour faire des suggestions et des recommandations au ministre du travail.

Il est constaté que des employés confondent la revalorisation à une augmentation de salaire à tous les niveaux ; certains employés ne voient pas la mesure comme contraignante. D’autres patrons pensent à réduire le nombre d’employés pour respecter la mesure.

Comme suggestions, entre autres, il est recommandé l’intervention du gouvernement pour la réduction des taux d’intérêt en matière de prêt au niveau des institutions financières qui accompagnent les TPME et la prise d’autres mesures pour accompagner les entreprises dans ce processus.

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Répondant aux préoccupations des uns et des autres, le ministre Gilbert Bawara a précisé que le SMIG s’applique conformément au Code du travail. « Nous parlons des employeurs et des employés ou salariés soumis au code du travail. Ce qui n’est pas la même chose que les salariés qui ont un statut d’agent public ou de fonctionnaire et dont le statut et la situation sont régis par la loi portant statut général de la fonction publique ou par des statuts spéciaux, des statuts particuliers. Le SMIG s’applique dans le secteur privé. C’est une disposition obligatoire qui doit être respectée par les employeurs. », a -t-il souligné.

Pour ce qui est de la réduction du nombre d’employés, Gilbert Bawara a affirmé qu’« il n’est dans l’intérêt de personne, ni des travailleurs, ni des employeurs ni du gouvernement que la revalorisation du SMIG se traduise par une réduction des emplois ou par une diminution des activités. C’est quelque chose que nous devons avoir à l’esprit », a-t-il insisté tout en précisant qu’il n’y a pas de solution uniforme à appliquer dans toutes les structures.  L’idéal, selon le ministre, serait de partager les préoccupations et les difficultés qu’une entreprise rencontre avec les travailleurs qui sont aussi une partie prenante importante de la structure. Une entreprise qui est confrontée à une difficulté, renseigne-t-il, peut recourir à une organisation professionnelle ou encore à la direction du travail et des lois sociales pour avoir des conseils.

Sur la question d’augmentation des salaires dans les entreprises, le ministre a été clair. « La revalorisation du SMIG ne signifie pas obligatoirement et inéluctablement la modification des grilles de rémunération dans les entreprises », a expliqué Gilbert Bawara. Toutefois, il informe que le gouvernement encourage les entreprises et les employeurs qui le peuvent, à faire mieux que ce que prévoit le SMIG.

Faut-il le souligner, cette rencontre d’échanges, vise à éviter des interprétations erronées de la mesure et expliquer aux travailleurs et aux employeurs la nécessité de dialogue, de concertation ; de maintenir un climat de sérénité, de promouvoir et assurer la productivité dans les entreprises. Elle est initiée par le gouvernement conjointement avec les organisations professionnelles des employeurs et les organisations syndicales des travailleurs.