Togo : la fête Agbogboza ravive l’histoire du peuple Ewé

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Au Togo, le peuple Ewé dans la préfecture du Haho, a célébré le samedi 6 septembre dernier, une nouvelle édition de la fête Agbogboza. L’apothéose de cette fête a connu la présence de plusieurs personnalités, dont Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, qui représentait le président du Conseil, Faure Gnassingbé.

Comme chaque année, cette fête a ravivé la mémoire collective, réaffirmé l’identité culturelle et rassemblé les fils et filles Ewé venus du Togo, du Ghana, du Bénin et de la diaspora. Elle commémore l’exode survenu sous le règne du roi Agokoli, figure souvent associée à l’autoritarisme. Parti de Kétou, un village yoruba au Bénin, le peuple Ewé fit halte à Tado, ancien royaume situé dans l’actuel Togo, avant de s’installer à Notsè. Mais la dureté et la gouvernance oppressante du souverain poussèrent une partie de la population à quitter la cité, un départ devenu l’un des récits fondateurs de l’identité Ewé.

Aujourd’hui encore, la fête est l’occasion de transmettre cette mémoire aux jeunes générations et de rappeler l’importance de la résilience collective. Dans les rues de Notsè, musiques traditionnelles, danses rythmées et parures colorées ont donné le ton d’une célébration où l’héritage culturel se conjugue avec l’actualité d’un monde en mutation.

Dans son allocution, Gilbert Bawara a insisté sur le rôle fédérateur de cette commémoration. « Dans ce berceau du peuple Ewé cohabitent, vivent et travaillent ensemble des communautés venant de presque toutes les régions du pays. Célébrer et affirmer sa culture, son identité et sa tradition ne doivent jamais nous amener à nous enfermer ni à être intolérants », a déclaré le ministre, rappelant que la diversité culturelle constitue l’une des forces du Togo contemporain.

Au-delà de la mémoire des origines, le message se voulait un appel à l’ouverture et au vivre-ensemble, dans un contexte où la cohésion nationale demeure une priorité pour les autorités.