Plus de 5 000 jeunes togolais se sont donné rendez-vous le samedi 6 septembre dernier à Lomé pour la troisième édition du Youth Delivery Lab, un carrefour national du débat sur l’avenir de la jeunesse togolaise. À l’initiative du ministère du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, l’événement s’est imposé comme un laboratoire d’idées et de solutions.
Placée sous le thème « Valorisation du potentiel de la jeunesse au service du développement », la rencontre a rassemblé plusieurs membres du gouvernement autour de trois sujets stratégiques : l’agro-industrie, l’industrie du sport et la paix sociale. Autant de domaines où le rôle des jeunes est perçu comme déterminant.
« En tant que jeunes, nous devons entreprendre dans ce secteur. Nous devons nous y intéresser. C’est ensemble, dans un esprit de co-construction, que nous pourrons transformer durablement le secteur agricole », a exhorté Abdul-Fahd Fofana, ministre délégué auprès du ministre de tutelle, en mettant en avant l’agro-industrie comme pilier de l’économie nationale et levier potentiel de création d’emplois.
Le dialogue ne s’est pas limité aux enjeux économiques. La question de la paix et de la cohésion sociale, dans un contexte régional marqué par les menaces sécuritaires, a également retenu l’attention. « Cette thématique veut démontrer le rôle que jouent les autorités politiques dans la préservation de la paix, mais aussi et surtout, montrer quelle est la part de responsabilité de la jeunesse », a souligné Abdul Fofana, insistant sur le caractère indispensable de la stabilité pour tout développement durable.
Au-delà des discours officiels, le Youth Delivery Lab se veut un espace de participation active. Les recommandations issues des panels seront soumises aux autorités pour étude et mise en œuvre. Une démarche qui traduit la volonté du gouvernement de placer la jeunesse au cœur des politiques publiques, mais aussi de tester sa capacité à contribuer de manière concrète à l’élaboration de solutions nationales.
En misant sur l’énergie, la créativité et l’esprit d’innovation de ses jeunes, Lomé entend transformer ce rendez-vous en outil stratégique. Pour les participants, l’événement est à la fois une tribune d’expression et un signe de reconnaissance politique. Pour l’État, il constitue un pari sur l’avenir : celui d’une jeunesse appelée à ne plus seulement recevoir des politiques publiques, mais à y prendre part activement.





































