Au Togo, plus de trois millions d’élèves issus des établissements publics, privés et confessionnels ont retrouvé ce lundi 15 septembre 2025, les bancs de l’école après plus de deux mois de vacances. Cette reprise s’accompagne d’un train de réformes présentées par les autorités éducatives comme décisives pour l’avenir du secteur.
La plus emblématique concerne l’enseignement de l’anglais. Déjà introduite dans certaines classes, cette langue est désormais étendue aux élèves de CM1 et de CM2, avec l’ambition de généraliser son apprentissage à l’ensemble du préscolaire et du primaire dès la rentrée prochaine. Une orientation qui reflète la volonté des autorités de préparer les jeunes générations à évoluer dans un environnement mondialisé où la maîtrise des langues étrangères, et plus particulièrement de l’anglais, est devenue incontournable.
Autre changement majeur : la réorganisation de l’encadrement pédagogique dans les dernières classes du primaire. Les élèves de CM1 et de CM2 bénéficieront désormais de l’accompagnement de deux enseignants spécialisés, l’un chargé des lettres et l’autre des sciences. Cette réforme, qui répond à un constat de taux de redoublement encore élevés lors du passage au collège, vise à renforcer les acquis et à atténuer les difficultés souvent rencontrées lors de cette transition, notamment dans certaines régions rurales.
Pour soutenir ces évolutions, le gouvernement a annoncé le recrutement de 5000 nouveaux enseignants, l’engagement d’un millier de volontaires et un vaste programme d’infrastructures scolaires. 7000 salles de classe seront construites ou réhabilitées sur l’ensemble du territoire et quinze nouveaux jardins d’enfants publics viendront étoffer l’offre préscolaire. Des efforts présentés comme indispensables pour répondre à la croissance continue des effectifs et améliorer les conditions d’apprentissage.
La rentrée s’accompagne aussi de mesures de sécurité. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a lancé l’opération « Rentrée Sûre 2025 », destinée à prévenir les risques récurrents observés lors des rentrées passées, qu’il s’agisse de problèmes de circulation aux abords des établissements, de petits actes de délinquance ou de perturbations diverses. Le dispositif, qualifié de préventif et dissuasif, doit permettre aux élèves, aux parents et aux enseignants de vivre la reprise des cours dans un climat apaisé.
Enfin, plusieurs mesures sociales déjà en place sont maintenues. La gratuité des frais de scolarité, le programme de cantines scolaires dans certaines localités et la prise en charge sanitaire via le dispositif School AMU continuent de faire partie du dispositif gouvernemental de soutien aux familles et de lutte contre les inégalités d’accès à l’éducation.
Avec cet ensemble de réformes et d’investissements, les autorités affichent leur volonté de transformer le visage de l’école togolaise, dans un pays où le défi de la qualité de l’éducation demeure central.





































