Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a reçu, ce vendredi 8 août 2025, le président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Selon la présidence togolaise, cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et de la consolidation de l’intégration sous-régionale.
Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté commune de dynamiser la coopération dans les domaines politique, économique, portuaire, logistique et sécuritaire, au bénéfice de leurs populations. La libre circulation des biens et des personnes, pilier de la Cedeao, a constitué l’un des points centraux des échanges, les deux chefs d’État renouvelant leur engagement à œuvrer pour une intégration plus effective, considérée comme un levier essentiel du développement économique et de la stabilité politique en Afrique de l’Ouest.
La situation sécuritaire dans la région a également été abordée. Julius Maada Bio a salué le rôle de Faure Gnassingbé dans le maintien de la paix en Sierra Leone, notamment lors des périodes de tensions internes, et exprimé sa gratitude au peuple togolais pour sa solidarité constante. Le dirigeant sierra-léonais a aussi mis en avant la médiation menée par son hôte dans la résolution de la crise dans l’est de la République démocratique du Congo, présentée comme une contribution importante à la stabilité de la région des Grands Lacs.
Les deux pays envisagent désormais la mise en place d’une commission mixte de coopération, chargée d’assurer le suivi des projets communs et de poser les bases juridiques de leur partenariat. À travers ce mécanisme, Lomé et Freetown espèrent mobiliser davantage leurs secteurs privés et diasporas respectives pour stimuler les échanges économiques et culturels.
Les discussions ont également ouvert des perspectives dans les domaines du tourisme durable et des industries culturelles, perçus comme des vecteurs de rapprochement et de croissance partagée.