Le sentiment du devoir accompli !

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Après sept années passées à incarner avec ambition, dévouement et courage à toute épreuve la vision moderne de Faure Essozimna Gnassingbé pour les universités publiques du Togo, plus précisément celle de Lomé, Dodzi Kokoroko, Professeur titulaire devant l’Eternel, a cédé sa place de président de la première université du Togo à son successeur, Pr Adama Kpodar.

La cérémonie de passation de service s’est déroulée hier, actant la mutation survenue à la tête de l’Université de Lomé.  Et sans risque de nous tromper, le président sortant Dodzi Kokoroko, au terme de cette cérémonie, doit avoir le sentiment du devoir accompli. Que de réformes, l’homme aura implémentées.  En si peu de temps.

Si la nomination de ce jeune réputé très proche du Chef de l’Etat à ce poste a fait couler tant d’encre et de salive auprès d’une certaine opinion, ses actions, réalisations et grands travaux cloueront en revanche le bec à ses contempteurs. Notamment la construction ou la rénovation des infrastructures universitaires, contribuant ainsi à donner au campus universitaire de Lomé, de toute sa superbe.

Amphi 1500, la place de spectacles et de loisirs Bella Bellow, le restaurant universitaire sont, pour ne citer que ces ouvrages, sans doute parmi les preuves les plus éloquentes d’une gouvernance tournée vers les grands travaux. Visibles et appréciables par tous.

Le bitumage des voies sur le campus est l’autre ouvrage qui ne manque point de crever l’œil. Les chantiers énergétiques ouverts, pour électrifier le campus universitaire et, par ricochet, réduire substantiellement l’insécurité jadis courante, les braquages et autres à l’Université de Lomé, plus encore pendant la nuit, ont également valeur d’exemple à cet égard.

De toute évidence, ces grands travaux ont permis à l’UL de faire face, du moins un tantinet soit peu, aux problèmes récurrents d’insuffisance de places pour les étudiants, alliant parfaitement esthétique et qualité à l’utile.

Au-delà de cette dynamique réformatrice, palpable au travers des infrastructures et des routes, le cœur des activités de l’Université, à savoir la formation, n’a pas du tout été ignoré. En ligne avec la vision gouvernementale de réaliser l’adéquation Formation -Emploi, l’Université de Lomé, sous la houlette de Dodzi Kokoroko, a procédé à une refonte des filières et curricula. La dernière en date étant la refonte du Centre Informatique et de Calcul et de l’Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs (ENSI). Pour donner naissance à l’Ecole Polytechnique de Lomé (EPL).

Plusieurs réalisations dont la liste ne saurait être exhaustive dans le cadre de cet éditorial, existent au titre des acquis de la gouvernance de l’UL, sous Komla Dodzi Kokoroko. Ceci étant, aucune œuvre humaine n’est parfaite. Le désormais ex-président de l’Université de Lomé a fait sa part ; de loin mieux que plusieurs de ses prédécesseurs en rendant les Togolais fiers de l’université et des grands changements qui s’y sont opérés.

Néanmoins, nous devrions tous concéder que nul ne fait des omelettes sans casser des œufs. Les méthodes de gestion qui ont permis d’opérer les grands changements visibles à l’université de Lomé et si bien accueillis à l’applaudimètre, sont les mêmes qui auraient étripé certains. Qu’à cela ne tienne. Dodzi Kokoroko cède la présidence de l’UL, avec le sentiment du devoir accompli.

Grand artisan, sinon bras opérationnel efficace de la modernisation de l’UL, chapeau bas !
A votre successeur, le Prof Adama Kpodar qui se trouve être votre binôme, de poursuivre cette dynamique vertueuse.