Tournée d’échanges du ministère de la fonction publique avec les acteurs économiques sur la revalorisation du SMIG

0
470

Le ministre de la Fonction publique, du travail et du dialogue sociale, Gilbert Bawara a entamé ce 10 mars 2023 à Kara, une tournée d’échanges sur la compréhension et la mise en œuvre effective de la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garent (SMIG) et du Salaire minimum agricole garanti (SMAG) avec les organisation syndicales des travailleurs et les organisations professionnelles des employeurs.

Première étape d’une tournée nationale, cette rencontre de Kara, a concerné les acteurs économiques des petites et moyennes entreprises et industries, les commerçant et travailleurs de la région de la Kara et celle de la Savane.

C’est une initiative d’information et de pédagogie qui va permettre au gouvernement de s’assurer que toutes les parties prenantes aussi bien les employeurs que les travailleurs ont bien saisi et compris le sens et la portée du SMIG qui a été revaloriser depuis le 1er janvier 2023 passant de 35000 à 52.500 FCFA.

Ces échanges ont eu d’abord pour objectif d’éclaircir les acteurs impliqués sur la compréhension, le sens et la portée exact de la revalorisation du SMIG adoptée ce qui va permettre aux deux parties employeur et employé d’avoir la même compréhension de la mesure. « Deuxièmement, il est question d’écouter et discuter avec les acteurs économiques du terrain pour mieux appréhender les difficultés et préoccupations éventuelles que pourraient soulever la mise en œuvre du SMIG qui s’applique naturellement essentiellement aux entreprises, employeurs et aux travailleurs soumis au code du travail », a expliqué Gilbert Bawara, ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue sociale. Par ricochet, il s’agit aussi de « s’assurer que la mise en œuvre du SMIG n’engendre pas des effets pervers ou indésirables. Nous ne souhaitons pas voir les unités économiques se fermer, les activités cessées, qu’il y est ici et là des difficultés à embaucher ou même à maintenir des travailleurs en raison de la situation que les entreprises peuvent éprouver par suite de la revalorisation du SMIG », a-t-il ajouté.

Pour le ministre en charge de la fonction publique, les motivations de cette tournée viennent du fait qu’ils ont constaté qu’il y avait parfois des interprétations, des incompréhensions et des malentendus quant au sens, à la signification et aux implications de la revalorisation du SMIG.

Les échanges de cette rencontre de Kara ont permis aux entreprises aussi bien lucratif que non lucratif d’évoquer les difficultés financières qu’elles ont dans l’application immédiate du payement des 52.500 FCFA, déjà qu’elles n’arrivaient pas à honorer les 35000 FCFA. « Ça fait une augmentation de 50% et c’est vraiment lourd pour nous les PME. La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a déjà appliqué cela. Nous avons fait nos déclarations de janvier, ce qui a été rejeté parce que nous ne respectons pas le nouveau SMIG », pose comme soucis Joseph Teou de la société Boyodi invest, une PME de la Kéran. Tane Kangouline, secrétaire général du Syndicat du Personnel de l’Hôpital d’Afagnan (SYNPHATO) pour sa part trouve que cette mesure est encore difficile à appliquer pour eux qui sommes dans le sociale.

A côtés de ces échanges qui ont portés sur les difficultés, les organisateurs ont aussi fait comprendre aux employés que ce n’est pas par ce que le SMIG a été revalorisé qu’immédiatement la grille indiciaire du secteur privé doit être revue.

Partenaire de cette rencontre, les organisations patronales par la voie Laurent Coami Tamegnon, président du Conseil national du patronat du Togo ont salué l’initiative et espère ici la fin de la tournée nationale avoir des solutions aux problèmes soumis au ministre Bawara.

Il faut noter que cette tournée nationale est une initiative du ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social en collaboration avec les organisations syndicales et patronales. Pour la poursuite de la tournée, la seconde étape est prévue le 14 prochain à Atakpamé pour le compte de la région Centrale et celle des plateaux, et la dernière se fera à Lomé pour la région Maritime.